Que faire de ce résultat ?
- Vérifiez le génotype réel de chaque parent auprès de l’éleveur qui l’a cédé. Un « het » annoncé sans ascendance connue se saisit en het possible, jamais en het certain.
- Lisez la probabilité « au moins un » plutôt que la proportion par œuf. Une proportion de 25 % ne garantit aucun visuel sur une petite ponte ; la probabilité sur la saison dit si le croisement a une chance raisonnable d’aboutir.
- Si une alerte s’affiche, renoncez au croisement ou changez de partenaire avant la saison. Les problèmes de santé liés à Enigma et Lemon Frost ne se corrigent pas après l’éclosion.
Comment le calcul est-il mené ?
Chaque gène se transmet selon les lois de Mendel. Un parent transmet à chaque œuf une seule de ses deux copies, tirée au hasard. Le calculateur multiplie donc, pour chaque gène, la probabilité que le mâle transmette la copie mutée par celle que la femelle la transmette.
Pour un gène récessif (Tremper, Bell, Rainwater, Eclipse, Blizzard, Murphy Patternless), il faut deux copies pour que la phase soit visible. Un animal à une seule copie, dit het, a l’aspect d’un normal. Deux hets donnent en moyenne un quart de visuels, une moitié de hets et un quart de normaux non porteurs.
Pour un gène co-dominant (Mack Snow), une copie se voit déjà, et deux copies donnent une phase différente, le Super Snow. Mack Snow croisé avec Mack Snow donne en moyenne un quart de Super Snow, une moitié de Mack Snow et un quart de normaux.
Pour un gène dominant (Enigma, Lemon Frost), une copie suffit à l’expression. Le calcul reste le même ; ce qui change, c’est la lecture : tout porteur est visible, et les animaux à deux copies concentrent les problèmes de santé connus.
Un het possible traduit une incertitude sur le parent lui-même. Un animal « het possible 66 % » est le jeune d’aspect normal issu de deux hets : deux chances sur trois d’être porteur. Le calculateur ne le traite pas comme un demi-porteur sur chaque œuf. Il considère les deux cas, porteur ou non, pour toute la ponte, ce qui donne une probabilité « au moins un » plus juste que les calculateurs qui moyennent œuf par œuf.
Pour plusieurs gènes, les probabilités se multiplient, à condition que les gènes soient indépendants. C’est l’hypothèse retenue ici ; elle est détaillée sur la page génétique des phases, qui sert de page pilier à cet outil.
Ce que le calcul ne couvre pas
Les phases polygéniques ne se calculent pas. Tangerine, Hypo ou les lignées sélectionnées sur la couleur résultent de nombreux gènes et du travail de sélection de l’éleveur ; aucun tableau de Mendel ne prédit leur intensité. Le calculateur ne les propose donc pas.
La liaison entre gènes n’est pas modélisée. Si deux gènes sont portés par le même chromosome, leurs combinaisons ne suivent plus la multiplication simple. Les données publiées ne permettent pas aujourd’hui de l’intégrer de manière fiable.
Le nombre d’œufs est celui que vous saisissez. Le calcul ne dit rien de la fertilité du couple, du taux d’éclosion ni de la santé de la femelle. Pour la ponte, l’incubation et les signes d’une ponte difficile, la page reproduction renvoie vers un vétérinaire NAC.
Enfin, la dénomination de certaines phases varie selon les éleveurs et il n’existe pas de registre officiel. Le calculateur suit les noms les plus répandus en France à la date de révision indiquée en haut de page.
Questions fréquentes
Peut-on croiser un Tremper avec un Bell pour obtenir des albinos ?
Non. Tremper, Bell et Rainwater sont trois gènes différents. Les jeunes d’un tel croisement ont l’aspect d’un normal et portent les deux souches, ce qui rend leur descendance difficile à prévoir.
Que veut dire het possible 66 % ?
C’est un animal d’aspect normal né de deux parents hets. Sur trois jeunes de ce type, deux sont porteurs en moyenne, sans qu’on sache lesquels. Seul un croisement test ou l’historique de ses propres jeunes lève le doute.
Pourquoi la probabilité « au moins un visuel » compte-t-elle davantage que le pourcentage par œuf ?
Parce qu’une ponte compte peu d’œufs. Avec 25 % par œuf, un couple peut ne produire aucun visuel sur une saison courte. La probabilité calculée sur le nombre d’œufs saisi dit si le résultat recherché est réaliste.
Le calculateur prend-il en compte Tangerine ou Hypo ?
Non. Ce sont des caractères polygéniques, issus de sélection. Aucun calcul simple ne prédit leur résultat.
Mes saisies sont-elles enregistrées ?
Non. Le calcul est fait au chargement de la page, à partir des paramètres de l’adresse. Rien n’est conservé ; l’adresse de la page de résultat peut être copiée pour retrouver le même croisement.
Sources et références
Calcul exact pour des gènes indépendants, révisé le 30 octobre 2026. Eubleo ne détient pas d’animaux : aucune observation directe n’est rapportée.
- Guo L., Bloom J., Sykes S. et al., « Genetics of white color and iridophoroma in “Lemon Frost” leopard geckos », PLoS Genetics 17(6), e1009580 — 2021, consulté le 30 octobre 2026 (HTTP 200)
- Mendel G., « Versuche über Pflanzen-Hybriden », lois de la transmission des caractères — 1866
- Génétique des phases du gecko léopard, modes de transmission et problèmes connus — page pilier Eubleo
- Notre méthode : niveaux de preuve et dates de vérification — Eubleo
Journal de mise à jour
- — Calcul réécrit pour fonctionner sans JavaScript, ajout des het possibles 50 % et 66 %.